Position des Radicaux sur l'initiative des "200 rues piétonnes"

 

Des zones piétonnes ainsi que des parkings souterrains
 
Donnant-donnant. Les Radicaux de la Ville de Genève sont prêts à apporter leur soutien à l’initiative populaire municipale demandant la création de 200 zones piétonnes. En échange de l’engagement des Verts à soutenir la création de 3’000 places de parc sous-terraines. Soit à peu près la quantité de places supprimées en surface depuis 1990.

Il n’est plus tolérable d’avoir une vision dogmatique en matière d’aménagement, l’opposition frontale des Verts à toute construction de parkings destinés aux habitants (comme à la place Pré l’Evêque le printemps passé) fait que quantité de rues sont devenus des aspirateurs à voitures diminuant d’autant la qualité de vie alors qu’une voiture garée en sous-sol n’empiète pas sur l’espace de vie des habitants au contraire d’une auto garée au bord d’une rue. Pourtant, les Verts se sont toujours opposés à des solutions permettant de garer en sous-sol. De par leur initiative, ils tentent une nouvelle fois d’opposer piétons et automobilistes.

Peut-on se contenter de fermer des rues au parcage et à la circulation sans proposer de solution de rechange ? Reléguant ainsi le problème auprès des autres communes en créant de toute pièce une circulation vouée à la recherche d’endroits où se parquer ? Assurément non. C’est pour cela que les Radicaux proposent une paix des transports en répondant aux besoins de l’ensemble des citoyennes et citoyens de la Ville : des rues piétonnes au centre des quartiers libérées des voitures mais compensée par la construction de places en sous-sol pour celles-ci.
La hiérarchie routière (réseau primaire, secondaire et de quartier) prévoit que le réseau de desserte de quartier soit essentiellement utilisé par ses habitant-e-s, si on estime que les rues doivent devenir piétonnes sur cette base, on doit aussi prendre en compte le problème que rencontrent de nombreux habitants qui ne trouvent pas de places de parc à proximité de chez eux. Davantage qu’une option, c’est donc une nécessité qu’ont les habitants de la Ville à pouvoir garer leur véhicule (voiture, scooter, etc) à proximité de chez eux.
Si les Verts acceptent cette proposition, cela pourra constituer une chance nouvelle pour Genève. Une sortie de la guerre idéologique entre pro-bagnoles et anti-bagnoles, conflit qui fait obstacle depuis deux décennies à toute vision ambitieuse et rationnelle de la mobilité au centre-ville. A l’inverse, s’ils affichent leur volonté de ne rien faire d’autre que de fermer des rues, et que les votants de la Ville les suivent, c’est un fossé de plus que l’on érigera entre les habitants de la Ville et les Genevois des autres communes.