Programme

LE RETOUR DU BON SENS ET DU RESPECT

Préambule

ENGAGEMENT RÉCIPROQUE

Depuis 160 ans, les radicaux ont façonné la Ville de Genève. Avec cœur et raison, ils ont su relever les défis politiques, économiques et sociaux de cette cité pour la faire progresser sans cesse et servir l’intérêt de la communauté.
A l’aube du XXIème siècle, les radicaux demeurent - avec leur devise « Liberté humaine, Justice sociale » - l’élément central et solide d’un paysage politique genevois tourmenté par les excès des uns et l’extrémisme des autres.
Par leur tradition de bon sens, leur attachement aux solutions pragmatiques et leur indéfectible engagement en faveur des gens, les radicaux incarnent plus que jamais une voie sûre et efficace pour l’avenir de Genève.
Cet avenir vous est décrit dans ces pages, tel qu’il pourrait être conçu concrètement dans huit domaines qui constituent les dix champs d’action prioritaires pour les Radicaux de la Ville de Genève.
Un programme ne doit pas consister en un catalogue de promesses vagues, mais bien refléter les préoccupations quotidiennes de tout un chacun et y apporter les réponses adéquates.
Dans cette perspective, les Radicaux de la Ville ont tiré leurs idées pour la législature 2007-2011 de leurs nombreux contacts sur le terrain local, dans les quartiers, là où ils sont si bien implantés.
Fruit d’une profonde réflexion et d’une véritable écoute de la population, ce programme part de constats réels pour arriver à des propositions concrètes que nos candidatEs s’engagent à discuter puis à mettre en application.
Un tel engagement mérite votre soutien. A votre tour engagez-vous, à nos côtés, le 25 mars 2007 et au-delà. L’avenir de Genève en vaut la peine.

Gouvernance

« GOUVERNER, C’EST CHOISIR »

Les radicaux veulent :

  • Restaurer la crédibilité des autorités de la Ville
  • Valoriser le service public
  • Optimiser le fonctionnement interne de la Ville en reformant de nouveaux départements municipaux pour casser les baronnies existantes

La législature 2003-2007 a été marquée par une série de scandales tous plus invraisemblables les uns que les autres. Au-delà des affaires en elles-mêmes, les magistrats ont révélé les profondes divisions qui peuvent miner un exécutif, et ce qu’elles ont de grave pour la crédibilité de la Ville. La prochaine législature devra être celle du retour à l’équilibre à tout point de vue. Dans les rapports entre l’exécutif et le délibératif, dans les rapports internes à l’exécutif et dans l’image générale de la Ville.

Concrètement :

  • Etablissement d’un véritable dialogue avec l’Etat et les autres communes
  • Retour à un train de vie modeste pour l’exécutif (voyages, repas, etc.)
  • Révision des procédures municipales sous l’angle de l’efficacité
  • Développement du temps partiel dans la fonction publique municipale

Finances publiques

« CESSONS DE VIVRE AUX DÉPENS DE NOS ENFANTS »

Les radicaux veulent :

  • Eviter toute hausse d’impôt
  • Fixer en principe le volume des investissements en fonction de la capacité d’autofinancement
  • Recentrer l’administration sur ses tâches prioritaires
  • Cibler plus et arroser moins en matière de subventions
  • Stopper l’engagement permanent de personnel nouveau (notamment dans les états-majors des départements)
  • Diminuer la dette publique de 1 milliard d’ici à l’an 2019 (trois législatures), soit la ramener à un niveau supportable (1 mia) pour les générations futures

En réalité, la dette publique municipale ne baisse pas. Sa charge est quasiment de 200’000 francs par jour ! Seule une trésorerie favorisée par l’explosion conjoncturelle des recettes fiscales a permis à la Ville de rembourser quelques emprunts lors de la législature précédente. En quatre ans, la dette s’est aggravée pour atteindre le pic de 2 milliards de francs dans le budget 2007. Un tel niveau d’endettement constitue une hypothèque injustifiable pour l’avenir de nos enfants. Seule une action résolue sur le déficit structurel chronique de la Ville permettra, à terme, de réduire la dette. Notamment dans le domaine du personnel auquel est consacré chaque année 40% du budget municipal.

Concrètement :

  • Introduction généralisée d’un budget par mission et prestation
  • Budgets excédentaires permettant de procéder à des remboursements annuels de la dette de l’ordre de 70 millions
  • Valorisation du patrimoine de la Ville et vente des actifs dont la propriété publique et le rendement ne se justifient pas
  • Développement des partenariats public-privé pour les investissements ponctuels
  • Application stricte du principe de « personal stop », accompagné d’un délai de carence en matière d’engagement de nouveau personnel
  • Suppression des doublons internes à la Ville
  • Amélioration du rendement des fermages

Transports

« LA MOBILITÉ : ÉCHANGE ET LIBERTÉ DE CHOIX »

Les radicaux veulent :

  • Garantir la fluidité sur les axes principaux (voies pénétrantes et de contournement)
  • Etendre la capacité des parkings souterrains au centre-ville
  • Poursuivre la construction des parkings d’habitants
  • Poursuivre le développement des transports publics sans prétériter les transports individuels
  • Assurer une véritable coordination des chantiers
  • Revoir les aménagements urbains stupides qui créent des bouchons
  • Arrêter la construction d’équipements destinés à l’obstruction du trafic
  • Jouer résolument la carte du ferroviaire

Les déplacements touchent chacune et chacun d’entre nous. Que ce soit pour le travail, pour les achats ou pour les loisirs, une demande de mobilité accrue est à prévoir pour les prochaines années, et ceci dans une perspective régionale. Dans ce sens, il est indispensable de concevoir un développement global des transports, sans exclusive ni préalable au détriment de l’un ou de l’autre mode de transport.

Concrètement :

  • Extension des parkings souterrains existants (notamment sous-lacustre)
  • Construction de la ligne ferroviaire La Praille – Eaux-Vives
  • Développement des lignes de bus internes aux quartiers
  • Développement des lignes de mouettes

Aménagement

« AMÉNAGER LE TERRITOIRE, C’EST AMÉNAGER LA VIE »

Les radicaux veulent :

  • Tenir compte de l’autonomie communale en matière d’aménagement
  • Optimiser l’aménagement des zones de développement
  • Améliorer l’utilisation des zones industrielles sur des terrains appartenant ou mis à disposition par la Ville
  • Réaménager les quais de la Rade
  • Sanctionner les taggeurs et déprédateurs pris sur le fait
  • Encourager la prévention et l’éducation des propriétaires de chiens pour éviter les déjections canines
  • Densifier les zones bâties ou à bâtir (notamment avec la surélévation)

L’aménagement est l’un des aspects les plus importants pour l’avenir de la Ville. Les décisions prises à son sujet détermineront l’aspect futur de Genève. L’aménagement découpe la Ville en de très nombreuses zones (constructibles, non constructibles, vertes, sportives, industrielles, etc.) dont les caractéristiques sont clairement définies (hauteur et densité des bâtiments, délimitation, etc.). L’aménagement a ainsi des implications directes sur le logement, les écoles, les bâtiments publics, les routes, l’approvisionnement en eau / gaz / électricité, la récolte des déchets, les transports publics, l’utilisation des terrains, etc. Bref, l’aménagement aujourd’hui, c’est la vision de l’habitat et de la mobilité à Genève pour les vingt prochaines années.

Concrètement :

  • Création de vraies zones piétonnes au centre-ville
  • Accélération des procédures de préavis
  • Nettoyage immédiat des tags et graffitis
  • Evacuation rapide des décharges sauvages sur les trottoirs
  • Valorisation de la zone industrielle de Châtelaine
  • Aménagement fonctionnel de la Plaine de Plainpalais

Logement

« UN TOIT POUR CHACUN »

Les radicaux veulent :

  • Créer de nouvelles zones constructibles répartissant l’habitat de façon équilibrée
  • Rétablir des logements au Centre-Ville, notamment en regroupant l’administration municipale
  • Encourager les coopératives d’habitation en leur concédant des droits de superficie
  • Rénover le patrimoine immobilier de la Ville et l’entretenir régulièrement

Ces dernières années, la Ville aura mis sur le marché très peu de logements, chaque année. En réalité, la majorité municipale s’est employée à préserver les squatters, mais ne s’est pas réellement préoccupée de la construction de nouveaux logements. Or le marché du logement a un urgent besoin d’air. La pénurie actuelle de logement repose en effet sur les multiples blocages crées par des lois rose-rouge-verte dissuasives en matière de construction et de transformations, sur la rareté des terrains mis à disposition des constructeurs et sur l’interventionnisme de l’Etat dans le fonctionnement du marché du logement. En fait, la demande de logements est élevée car Genève est un pôle de croissance attractif et qu’un certain nombre d’habitants dispose des moyens nécessaires pour devenir propriétaire de sa résidence principale, mais l’offre reste nettement insuffisante. Il s’agit donc de développer l’offre de logements et de rendre le marché plus conforme aux besoins de la population.

Concrètement :

  • Meilleure utilisation des zones constructibles (Artamis notamment)
  • Aménagement en logement des combles des immeubles de la Ville
  • Optimisation des conditions de location de la GIM
  • Pointe de la Jonction

Culture

« CULTIVER L’OUVERTURE »

Les radicaux veulent :

  • Redistribuer les tâches entre le Canton et les communes
  • Favoriser l’accès à la culture (moyens électroniques et traditionnels)
  • Soutenir la création artistique
  • Déployer mieux les moyens actuellement dévolus à l’administratif
  • Aider à la diffusion de l’œuvre des créateurs genevois
  • Sauvegarder le patrimoine architectural genevois
  • Maintenir les accès gratuits aux bibliothèques et musées
  • Assurer le développement de l’Art contemporain sous toutes ses formes

La culture représente un cinquième du budget municipal (env. 210 millions de francs par année). Elle constitue un formidable moyen de rapprocher les communautés présentes à Genève, mais aussi de faire rayonner la cité à l’extérieur. L’enjeu de la prochaine législature sera de libérer les moyens nécessaires pour poursuivre les efforts consentis les années passées, en associant les autres collectivités publiques genevois voire régionales.

Concrètement :

  • Soutien aux grandes institutions culturelles de renom international (OSR, Grand Théâtre, etc.)
  • Encouragement à la lecture publique (bibliothèques)
  • Etude du projet de Nouvelle Comédie sur le site de la future Gare des Eaux-Vives
  • Création d’une Maison des Musiques et de la Danse contemporaine à l’Alhambra restauré
  • Mise en place d’une fondation de droit public regroupant les collectivités publiques genevoises pour assurer le financement équitable d’infrastructures et de manifestations culturelles importantes
  • Maintien de la qualité des spectacles du Grand-Théâtre

Sport

« L’APPRENTISSAGE DU FAIR-PLAY POUR TOUS »

Les radicaux veulent :

  • Mettre en réseau les partenaires publics et privés dans le domaine sportif
  • Soutenir les clubs et associations sportives dans le développement de l’offre
  • Développer les centres sportifs intercommunaux
  • Attirer à Genève au moins une grande manifestation sportive annuelle

Les efforts de la Ville de Genève pour le sport ont été importants au cours des dernières décennies. Mais une gestion peu dynamique et très paternaliste a fait manquer à Genève le tournant des sports de rue et oublier à l’ensemble de la région combien il est important de savoir attirer de grandes manifestations-phare. L’Euro 2008 constituera à cet égard un vrai défi pour la collectivité, que la Ville de Genève devra aussi savoir exploiter pour inciter la population en général et les jeunes en particulier à un regain d’intérêt pour le sport.

Concrètement :

  • Programme de santé par le sport
  • Rénovation de la Patinoire des Vernets
  • Soutien aux manifestations en marge de l’Euro 2008

Social

« UNE VILLE QUI AIDE PLUTÔT QU’UNE VILLE QUI ASSISTE »

Les radicaux veulent :

  • Gérer mieux et cibler plus équitablement l’action sociale
  • Coordonner mieux l’action sociale des communes avec celle de l’Etat
  • Promouvoir le développement des crèches (notamment en entreprise), des familles d’accueil et des mamans de jour
  • Développer le dialogue intergénérationnel en offrant à chacun la possibilité d’offrir à d’autres de petits services
  • Soutenir l’engagement par la Ville de travailleurs handicapés
  • Permettre le maintien des aînés dans leur lieu e vie le plus longtemps possible

Le véritable Etat social, celui qui suscite la responsabilité personnelle plutôt que de le recours à l’assistance publique, est encore à construire. L’aide sociale doit être vue comme un moyen ponctuel et souple – en fonction des besoins – d’apporter de l’aide à celles et ceux qui sont dans la difficulté ou ne parviennent pas à gérer leur existence de manière autonome. Pour éviter de transformer ces personnes en assistés durables, abonnés à la marginalité, la Ville doit tendre à leur donner un cadre adéquat pour redémarrer de manière indépendante dans la vie.

Concrètement :

  • Guichet (unique) de prestations sociales
  • Modification des critères d’attribution de l’aide sociale, à baser sur la situation économique, sanitaire et financière réelle des bénéficiaires plutôt que sur des barèmes formels
  • Soutien au travail des jeunes parents grâce au temps partiel et au développement des crèches
  • Développement des établissements médicaux-sociaux pour le 4ème âge sur le territoire de la commune
  • Développement de la prise en charge de la petite enfance par la Ville

Sécurité

« PAS DE QUARTIER POUR L’INSÉCURITÉ ! »

Les radicaux veulent :

  • Combattre le sentiment d’insécurité
  • Intensifier la présence policière, notamment de proximité
  • Supprimer les espaces de non-droit (squats, etc.)
  • Protéger mieux les lieux publics (notamment les préaux)
  • Mieux utiliser les compétences des ASM
  • Améliorer la collaboration entre Gendarmerie et ASM
  • Dénoncer et sanctionner les incivilités en obtenant la punition de la petite délinquance (racket, chapardage, déprédations diverses, etc.)
  • Optimiser l’éclairage urbain

La sécurité est le premier droit du citoyen, et le premier devoir des pouvoirs publics. La Ville a clairement failli à sa mission au cours de la dernière législature, en évitant le débat sur la sécurité, voire en facilitant l’installation de certains groupes criminogènes sur son territoire. Il est temps de remettre de l’ordre dans les rues, et de rétablir l’autorité publique.

Concrètement :

  • Surveillance accrue des lieux d’échange de la drogue
  • Ramassage systématique des seringues dans les préaux
  • Extension des compétences des ASM
  • Plan de lutte contre la mendicité
  • Mise en œuvre d’un « plan lumière » visant à sécuriser les zones mal balisées
  • Extension à l’ensemble du territoire des zones d’assignation territoriale
  • Extension du catalogue des délits faisant l’objet d’une assignation territoriale

Energie & Environnement

« L’ENVIRONNEMENT ET L’ÉNERGIE, DES BIENS DURABLES »

Les radicaux veulent :

  • Prendre en compte systématiquement le concept de développement durable
  • Diminuer le goudron au profit du gazon
  • Favoriser le recyclage des déchets organiques
  • Valoriser la récupération des autres déchets (notamment le plastique)

Rien ne peut se faire en matière de gestion de l’énergie qui ne soit envisagé dans une perspective durable. Des efforts importants ont déjà été faits dans cette direction. Toutefois, les améliorations effectuées ne sont encore trop souvent que le fruit de la bonne volonté ou d’actions ponctuelles sans lendemain. Il manque encore souvent des politiques globales et à long terme, en particulier dans le domaine des économies d’énergie ; la Ville doit entre autres montrer l’exemple en améliorant le bilan énergétique de ses propres locaux. Dans tous les cas, le municipalité doit privilégier les mesures incitatives par rapport aux attitudes coercitives.

Concrètement :

  • Application de concepts d’économie d’énergie dans les bâtiments
  • Comportement « écologique » de la Ville lors de la planification et de la construction de ses bâtiments (chauffage, éclairage, déchets, etc.)
  • Introduction d’un parc de véhicules écomobiles
  • Création de nouveaux points de collecte des déchets
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